
Vous le constatez, manger BIO a un coût, en effet la plupart des produits BIO sont de 10 à 15% (voir plus) plus chers que leurs contreparties dans le commerce conventionnel.
Le coût de production des produits biologiques est plus élevé car la somme de travail par unité de production est plus grande.
La diversité des fermes qui, en soit, est une richesse pour l'environnement ne permet pas de réaliser des économies d'échelle.
Les réseaux de distribution et de transport ont des coûts de plus en plus élevés en raison des volumes peu importants.
Les cultures sont espacées et aérées( moins de surfaces de production) pour favoriser la vie et le travail des insectes et des oiseaux qui participent à l'équilibre écologique.
Les rendements sont plus faibles.
Le respect de la traçabilité des produits biologiques nécessitent des contrôles onéreux pour tous les opérateurs ( certifications).
Les besoins en main d'oeuvre sont plus importants notamment pour le désherbage.
La rigueur des normes appliquées pour la protection des animaux d'élevage.
L'offre en produits biologiques est faible par rapport à la demande.
Le prix indiqué sur l'étiquette n'est pas la seule donnée à prendre en compte ( ainsi que le précise France Guillain dans son livre Manger BIO c'est pas cher ), les productions agricoles ont certes un prix, mais elles ont surtout
un coût, un coût environnemental qui est endossé par la société.
En effet si l'on prend en considération les actions de dépollution causées par l'emploi de produits chimiques de l'agriculture « conventionnelle » et les problèmes de santé publique qui résultent de cette course au rendement, le BIO revient de fait moins cher aux consommateurs. L'agriculture biologique, en n'utilisant pas de pesticides, permet
de diminuer de manière significative le coût de traitement des eaux.
Au final le coût pour la société de l'agriculture biologique est moins important
que celui de l'agriculture conventionnelle.